Bulles de récits
- karine jouanny
- 8 avr.
- 2 min de lecture
𝐀𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢, 𝐣𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐬 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐞𝐫𝐭𝐞́!
𝐍𝐨𝐮𝐬 avons récupéré chez l'imprimeur les premiers exemplaires d'𝐮𝐧 𝐣𝐞𝐮 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐧’𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐢𝐧𝐞́ 𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢. 𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐧𝐞́ 𝐚𝐮 𝐜𝐫𝐨𝐢𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 𝐬𝐢𝐧𝐠𝐮𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐧𝐚𝐫𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬.
16 ans, au lycée, et ce regard que je lui connais depuis toujours : cette façon de s’arrêter là où je continue à avancer, de se pencher vers ce que je ne remarque même pas, de rester immobile quelques secondes de plus, comme si quelque chose allait apparaître.
Nous regardons souvent la même chose. La même vue. Le même arbre. La même lumière de fin d’après-midi. Puis il me montre sa photo. Et je découvre qu’il regardait ailleurs. Pas ailleurs géographiquement, mais ailleurs en profondeur.
Là où je vois un paysage, un arbre ou une fleur, lui observe la transparence d’une feuille, la manière dont une branche cherche la lumière, ou l’équilibre fragile d’une goutte.
Il photographie avec son smartphone, dans le jardin ou au détour d’un chemin. Rien d’extraordinaire en apparence. Et pourtant, dans ses images, pour moi, il y a une attention au vivant quand il hésite, quand il cherche, quand il se transforme.
Au début, je trouvais ça "simplement" beau (et pas seulement parce que c’est mon fils 😉). Puis j’ai compris que ce qui me touchait, c’était cette manière de laisser le temps au vivant de se dévoiler.
Depuis des années, je travaille à cet endroit-là moi aussi : là où une histoire individuelle ou collective semble figée et peut retrouver du mouvement, là où les ressources sont présentes mais invisibles, là où une autre version de soi commence à prendre forme.
Je pose des questions pour déplacer le regard, élargir le récit, redonner de l’élan là où les problèmes avaient pris toute la place.
Lui déplace le regard dans la nature.
Moi, je déplace le regard dans les récits.
𝐄𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧 𝐣𝐞𝐮 : 𝐵𝑢𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑡𝑠.
𝐒𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞𝐬. 𝐌𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬.
𝐀𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐚𝐦𝐛𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐫𝐞́𝐞𝐫 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐧 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐯𝐢𝐝𝐮𝐞𝐥 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐧 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞.
Si vous accompagnez, si vous facilitez, animez, managez... si vous aimez ouvrir des conversations qui comptent… je serais heureuse de vous en dire plus.

Stay tuned!
Crédit photo : Noam Barbaste




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