𝑃𝑒𝑡𝑖𝑡𝑒𝑠 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑚𝑎𝑛𝑎𝑔𝑒𝑟𝑖𝑎𝑙𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒𝑛𝑡 #1
- karine jouanny
- 8 avr.
- 2 min de lecture
𝐋𝐮𝐧𝐝𝐢 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧. 𝐒𝐚𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧. 𝐂𝐚𝐟𝐞́ 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐩𝐞𝐮 𝐟𝐫𝐨𝐢𝐝.
En s'y rendant, le manager pense : "En ce moment, Julien s’en fout un peu… Il n'est pas du tout impliqué."
Julien s’assoit. Il ne sait pas trop pourquoi il est là.
- Je voulais te faire un retour sur les dernières réunions. J’ai remarqué que tu intervenais très peu.
- Oui…
- C’est important que tu sois plus visible, surtout avec ton nouveau rôle. Il faut qu’on t’entende davantage. »
- D’accord...
La conversation s’arrête là, ou presque. En sortant, le manager se dit qu’il a fait passer le message.
Julien, lui, se dit qu’il va falloir parler plus. Même s’il ne sait pas très bien pour dire quoi.
𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢. 𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐥𝐞. 𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐜𝐚𝐟𝐞́ 𝐮𝐧 𝐩𝐞𝐮 𝐟𝐫𝐨𝐢𝐝.
- J’ai remarqué que tu prenais peu la parole en réunion ces temps‑ci. Je me demandais comment tu les vivais, toi.
Un temps.
- J’ai souvent l’impression que tout est déjà un peu décidé…
- Qu’est‑ce qui te fait ressentir ça ?
- Les sujets arrivent déjà très cadrés… tout a l'air déjà décidé et je ne vois pas toujours où je peux vraiment apporter quelque chose.
Ils restent là‑dessus quelques secondes.
- Et quand est‑ce que tu prends la parole plus facilement ?
- Quand on est en plus petit groupe… ou quand on creuse vraiment un sujet. Quand on me demande ma contribution. Là, j’ai l’impression que ça sert, que ça peut influencer quelque chose.
Rien de spectaculaire.
Mais dans un cas, il y avait quelqu’un que désengagé et qu’il fallait "faire parler".
Dans l’autre, on découvre quelqu’un qui ne parle pas pour rien. Quelqu’un qui cherche à être utile. À ne pas occuper l’espace pour l’occuper. À contribuer là où ça compte vraiment. Quelqu'un avec des valeurs fortes qui dit quelque chose également de la manière dont fonctionne l'organisation et de ce qui peut être transformé.
𝐋𝐚 𝐬𝐜𝐞̀𝐧𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐞̂𝐦𝐞. 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐬𝐞 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞... 𝐞𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐬𝐨𝐢. 𝐄𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐫𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞. 𝐄𝐭 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬, 𝐜̧𝐚 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐭 𝐚̀ 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞, 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐛𝐨𝐮𝐠𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞.

C'est là que la dimension relationnelle du management prend tout son sens.




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